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Les poignards en silex du Grand-Pressigny : fonction de signe et fonctions d'usage
Hugues PLISSON, Valérie BEUGNIER
P1/6 Au cours de leur troisième stade d'usage, les poignards ont aussi servi à travailler la peau sèche et ont commencés à être utilisés comme briquets


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Les usures relevées précédemment sont encore plus marquées et de nouvelles traces commencent à s'y superposer, relatives à des tâches techniques ne concernant plus le milieu agricole ou végétal : raclage et perçage de peaux sèches et utilisation comme briquet.
P1/7 Dans leur dernier stade d'usage, les poignards sont entièrement recyclés

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Les usures végétales initiales ne subsistent plus que sous des formes résiduelles que la retouche n'a pas emportées. Réduits à l'état de fragments, les poignards sont définitivement recyclés comme briquets ou outils à travailler les peaux.
P2/1 Dans leurs premières phases d'utilisation, les poignards ont principalement servi à moissonner

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Les poignards pressigniens sont d'abord utilisés dans des opérations techniques relatives à la récolte de végétaux. L'usure dominante, sur nombre de spécimens, présente le cortège d'attributs habituellement décrits lors de la moisson des céréales (Unger-Hamilton 1989, 1991, Anderson 1992, Korobkova 1992). Cependant, certaines variations tracéologiques, en particulier sur le matériel de Chalain et Clairvaux, suggèrent que le spectre végétal exploité était peut être plus large.
P2/2 Dans leurs dernières phases d'utilisation, les poignards sont recyclés
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Considérablement réduits, les poignards ont été, à ces stades, entièrement recyclés pour le travail des peaux sèches et/ou à usage de briquets.


P1/3 Au cours de leur premier stade d'usage, quelques poignards ont servi à découper de la matière carnée et les autres ont servi de façon peu intensive à la moisson de graminées


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Quelques uns des plus grands spécimens (1 à Charavines et 2 à Portalban) ne présentent que des traces attribuables à la découpe de matières tendres vraisemblablement carnées. De telles traces extrêmement discrètes, sont facilement masquées par les altérations naturelles ou par des usures plus marquées relatives au travail d'autres matériaux. Il est donc difficile de dire s'il s'agit là d'un usage particulier ou du premier stade de fonctionnement des poignards. Quant aux autres poignards, dont les traces correspondent à la moisson de graminées, ils sont relativement peu usés au regard de leur capacité tranchante.
P1/4 Certains poignards, au cours de leur premier stade d'usage, ont été portés dans des fourreaux

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La moitié des pièces (5 sur 10) montre des superpositions d'usures sous la forme de traces abrasives longitudinales, recouvrant par endroit le lustre végétal. Ces usures offrent des similitudes d'aspect avec les stigmates liés la découpe prolongée de peau sèche. Cependant, leur diversité d'apparence et de localisation, déjà décrites (Anderson et al. 1992), renvoie vraisemblablement à plusieurs facteurs distincts, parmi lesquels l'emploi de fourreaux de cuir est très probable. Cette usure abrasive est recoupée par la retouche au stade suivant et se concentre alors au niveau de certaines zones saillantes.
P1/5 Au cours de leur second stade d'usage, les poignards ont servi plus intensément à la moisson de graminées et certains ont commencé à être utilisés pour l'érussage des céréales


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Le lustre végétal implique de plus grandes longueurs de bords actifs et marque plus visiblement la face des outils. Dans l'état actuel des référentiels, l'hypothèse de l'érussage est ici techniquement la plus cohérente pour interpréter une usure particulière qui apparaît à ce stade de la vie des poignard